The smell of her britches Convertir en PDF Suggérer par mail


Auteur: Miles Toro
Traduction:Cox



Première partie – Le fantasme de Gabrielle


 Au bureau dans la chambre au-dessus de la taverne, Gabrielle écrivait furieusement dans ses rouleaux.  Elle avait un après-midi à elle tandis que Xena achetait de nouveaux fers pour Argo dans la boutique du forgeron.

 "Cher journal,
Comment fait-elle ça? Sa seule présence me donne envie de la toucher et quand je le fais, elle ne semble guère s'en apercevoir. Une seule fois, lorsque j'ai enfin trouvé le courage de l'embrasser, elle s'est reculée brutalement. Mon cœur s'est effondré. Je ne voulais pas qu'elle voit combien ça m'avait fait mal et j'ai fait semblant qu'il ne s'était rien passé. Mais ça s'est passé. Quand je vais me coucher, je m'endors en pensant à la magie de ce baiser et à la douceur de sa joue.

 "Elle m’a embrassée à mon mariage, mais sa bouche a loupé la mienne et a atterri sur ma joue. Ses yeux étaient si nostalgiques, je n'en revenais pas. Veut-elle être mon amante comme j'aimerais désespérément qu'elle soit la mienne? Je ne peux le dire à ce jour. Elle m'a embrassée à pleine bouche quand elle était enfermée dans un corps d'homme, mais même ce baiser je ne suis pas sûre qu'elle n'essayait pas simplement de surmonter son émotion et ne se soit contentée de laisser tomber ses défenses juste un instant et seulement un instant. Quand elle a retrouvé son corps, elle m'a laissée attendre toute la journée. Mais à mesure que les semaines passaient, nous avons fini par retrouver nos vieilles habitudes. Moi, affectueuse (autant que j'osais) et elle, toujours aussi stoïque.

 "Parfois, quand elle est se baigne dans une rivière, j'imagine comment ça serait si j'avais assez de courage. Je respire ses cuirs et inhale ses senteurs. Sa transpiration est un parfum pour moi et J'ai même osé respirer l'odeur de sa culotte. Un cercle vicieux de fantasmes descend sur moi et j'imagine qu'elle me surprend et me demande ce que je suis en train de faire. "

                                                                       ***********

 "Qu'est-ce que tu fais?" demande-t-elle, perplexe.  Elle marche tranquillement vers moi, ruisselante de l'eau de la rivière. Elle est aussi nue qu'au premier jour de sa naissance.

 Je ne peux pas la regarder et mes mains jettent sa culotte. Il est clair que je suis prise en flagrant délit et, de honte et de culpabilité, je rougis.

 "Ahhh .... rrrrien," Je bégaye, sachant bien qu'elle n'en croit pas un mot.
 "Uh huh..." répond-elle en se rapprochant de l'endroit où je suis assise.
J'avais promis de nettoyer ses bottes et n'avais pas encore terminé ma tâche, distraite par l'odeur de ses vêtements.

 "As-tu fini avec mes bottes?" demande-t-elle nonchalamment, son tentant pubis devant moi, juste au niveau de mes yeux, ses boucles foncées scintillantes de gouttelettes d'eau; je n'ose pas regarder de peur qu'elle voit mes yeux s'égarer. Ils trahissent certainement mon désir.

 "Je....suis...désolée, pas encore," m'excusé-je en attrapant une botte pour faire en sorte de cacher ma négligence.

 "Ne t'en fais pas" répond-elle sur un ton autoritaire qui augure d'imminentes mesures disciplinaires.

 Je déglutis et espère qu'elle n'a pas remarqué la rougeur de mon visage, ni comment tout à coup mes mains se sont mises à trembler comme des feuilles, ni combien mon sexe est mouillé. Elle ne peut évidemment pas savoir ça, mais quelque part, je sais qu'elle sait.  Et cela m'excite encore plus.

 "Ca ne me dérange pas. Vraiment. Je veux nettoyer tes bottes" dis-je en tentant de faire amende honorable pour ma petite indiscrétion.

 "Ca ne m'étonne pas" répond-elle d'une voix baisse et grave.
"Sais-tu ce qui arrivait aux soldats de mon armée qui n'obéissaient pas?" 
 
 "Non" je réponds humblement, essayant difficilement de cacher mon excitation, quelle que soit la "punition" qu'elle jugera nécessaire.
 "Vingt coups de fouet généralement".

 "Oh allez, tu n’es pas sérieuse ....." Dis-je, sans vouloir lever la tête vers elle. J'ai lancé cela dans l'espoir de cacher mon réel désir. Je ne suis pas sûre qu'elle sache combien j'aimerais braver ses coups de fouet ou bien si je pense qu'il s'agit uniquement là d'une justification pour le châtiment qui sied à la criminalité.  Ma respiration s'accélère en terminant ma faible réponse.  "Je te promets, s’il te plaît. Je peux nettoyer tes bottes. S’il te plaît, je te promets, je..."

 Une main puissante interrompt mon babillage et me soulève pour me mettre debout. Je suis maintenant face à ses yeux bleus brillants qui éclairent sombrement les miens. Je ne peux pas tenir devant ce regard intense et je préfère détourner les yeux. J'entends un crissement et un bruissement derrière moi mais je n'ose pas me tourner pour regarder.  Mes mains attrapent désespérément un arbre.  Un feu liquide brûle entre mes jambes qui s'écoule du haut de mes cuisses et mouille tout sur son passage. Finalement, elle se met derrière moi et presse son corps contre le mien, m'écrasant contre l'arbre.  Elle est maintenant vêtue de ses cuirs, en armure. J'adore sentir le poids de son corps contre le mien. Je ne peux m'empêcher de sentir l'odeur de ses cuirs lisses contre mon dos. Ses mains sont comme des flammes qui explorent ma jupe.

 "Tu n'en auras pas besoin" Elle parle à voix basse, sûre d'elle, et retire ma culotte. Ses mains cherchent et anéantissent toutes mes défenses.  Mes hanches tanguent d'elles-mêmes contre l'arbre.  Elle trouve la zone liquide de mon sexe et ses doigts jouent le long de ma fente en feu.

 "Je vois que tu es un peu anxieuse, jeune fille. Tu pensais pouvoir me cacher ça? Tu crois que je n'ai pas remarqué ton manque de discrétion? Ou bien espérais-tu que je te surprenne et te punisse? Je te soupçonne de vouloir être punie. C'est le cas? "

 "Je..." C'est tout ce que je peux bredouiller, de peur de dire effectivement ce que je désire depuis si longtemps.

 "Oui, je pense que c'est le cas. Mais avant cela, dis-moi, jeune fille, que penses-tu de mon odeur?" 

Je ne suis pas certaine qu'elle veuille que je réponde.  Les mots ne viennent pas et tout ce que je peux émettre est un faible gémissement.

 "Réponds moi", ordonne-t-elle.

 "Oui ..."  Je souffle, nullement en mesure de lui donner une réponse plus approfondie. Pour une personne comme moi si douée avec les mots, aucun d'eux ne me vient.  A la place, je pense à ce que j'aurais dit si j'avais pu: que sa culotte sentait le parfum d'une collection de roses multicolores. Une unique fleur qui s'ouvre pour moi et enveloppe mes sens de son goût.  Une odeur qui ne me lasserait jamais. Un goût dont je me délecterais des jours durant.  Pourtant, il y a une chose que je ne lui dirais pas. Combien il me fut difficile de ne pas lécher sa culotte. Les deux seules choses qui m'ont arrêtée: mon degré d'excitation et sa relative proximité près de la rivière.

 "Alors, dis-moi, jeune fille, étais-tu sur le point de la lécher? Si je ne te connaissais pas mieux, je dirais que tu l'aurais fait si tu avais pu." 

Un involontaire gémissement s'échappe de mes lèvres qui en dit long sur ce que je tais.  Comment a-t-elle su?  Je me le demande.  J'ai durement travaillé pour garder mes sombres pensées loin d'elle, mais je suis aussi transparente que le verre et elle voit à travers moi.

 "Non ..."  Je mens, incapable d'admettre à quel point je veux la goûter.

 "Ah ...."  elle ricane.  "Un coup de fouet supplémentaire pour ton mensonge, mais ne t'inquiète pas, je suis sûre que ça ne te dérangera pas du tout."

 Elle me tire de l'arbre et m'amène au milieu de deux autres. Ses doigts lient avec facilité mes poignets à des branches en hauteur de manière à ce que mes bras soient écartés, ce qui me rend bien vulnérable.  Elle se met face à moi et écrase sa bouche sur mes lèvres. Un baiser fulgurant qui me coupe le souffle, sa langue explorant les tréfonds de mon âme.  C'est son désir et je ne suis pas du tout disposée à m'y soustraire.  Ses mains agrippent mon haut et le délacent rapidement, exposant mes seins frémissants à la douce brise. Puis elle se débarrasse de ma jupe et laisse tomber négligemment sur le sol le reste de mes vêtements. Bien trop tôt, elle cesse de m'embrasser et tourne autour de moi.

 "Je veux que tu comptes pour moi", souffle-t-elle à mon oreille.  "Si tu arrêtes, j'arrête". Me met-elle en garde avant de pincer mes mamelons dressés.  Une douleur fulgurante me traverse le corps avant d'aller se loger dans les profondeurs de mon être. Un pur plaisir. J'ai peine à comprendre ses injonctions tant je suis distraite par sa dextérité.

 "Je compterai..."
 "Bien" dit-elle en lâchant mes mamelons.  Un infime soupir de déception s'échappe de mes lèvres, mais elle n'y prête pas attention.  J'entends qu'elle s'entraîne un peu derrière moi et mon ventre se serre de peur. Je suis incapable de gérer l'inondation qui s'écoule déjà de mon sexe trempé. Crack!  Elle a touché un arbre tout près et je tressaille d'excitation.

 "Compte" ordonne-t-elle.

 "Un!" je couine en sentant la caresse de son fouet sur mon dos. Crack!  Le son est amplifié en comparaison au coup mais je sens tout de même un éclair me traverser et que je me tends entre les cordes.  Je sais maintenant pourquoi elle a m'a attachée entre deux arbres.  Si elle ne l'avait pas fait, j'aurais valsé dans les branches au deuxième coup.

 "Deux" soufflé-je, consciente que les coups de fouet n'étaient pas aussi forts qu'ils auraient pu l'être et qu'elle faisait attention à ne pas laisser de traces définitives. Pourtant, le souffle me manque au troisième coup.

 "Trois!"  Crié-je en tentant, difficilement, de ne pas penser aux 18 autres coups que je vais devoir endurer.  J'oublie de compter le quatrième, mais elle continue.  Je parviens à reprendre le compte au cinquième mais je me demande si je l'ai dit à haute voix. Je sais que si je rate un chiffre, elle s'arrêtera, mais elle ne le fait pas. Un sixième coup sur mon dos et j'imagine le joli dessin qu'elle est en train de créer. Je l'imagine en artiste peignant son chef-d'œuvre sur mon dos. Un septième coup et elle s'arrête.

 "Es-tu toujours avec moi?"  Me demande-t-elle, apparemment soucieuse. Elle a laissé tomber sa tunique de cuir et ses seins nus s'écrasent contre mon dos strié.  La chaleur de mon dos irradie et je lutte pour récupérer mon souffle, mes cheveux emmêlés par la sueur se collent à mon visage.

 "Oui, je suis là, je...."  Les mots se brisent dans ma gorge.  Je suis toujours incapable de lui dire à quel point je la désire, combien j'ai besoin d'elle et que je capitule devant ce plaisir.  Ma chatte trempée en témoigne.

 Elle se glisse entre mes jambes et gémit à mon oreille:
 "Parfait. Alors, je suppose que je peux continuer" et elle glisse ses doigts contre ma fente.  Deux doigts sont aspirés et elle joue avec moi un moment.

 C'est tout ce que je peux faire pour la supplier de me baiser, mais je tiens ma langue malgré les hurlements dans ma tête.  J'ai tellement envie d'elle, mais je suis déterminée à tenir les 21 coups de fouet qu'elle doit me donner.

 "Je vais te le dire une fois de plus. Maintenant que tu as connu un avant-goût de la douleur, tu sais ce que ça fait, tu sais ce dont j'ai besoin. Je veux que tu comptes et si tu en loupe un, j'arrête. Il t'en reste 14, tu penses que tu peux aller jusqu'au bout? "

 "Oui!"  Je lâche, pas vraiment sûre d'y parvenir mais avec la volonté pour. Je veux le faire pour elle.

 "Gentille fille. Maintenant commence à compter." 

Elle s'éloigne de moi et j'entends le crack familier.

 "Huit!"  Je crie un peu trop fort.  Le fouet semble moins douloureux mais toujours aussi sensuel.  Je pense à ses seins contre mon dos et ça me donne le courage de poursuivre. Coup après coup, ils se croisent sur ma peau enflammée.  Je sais que ma soumission est en voie d'achèvement et je m'oblige à rester concentrée et à garder en mémoire la suite logique des chiffres.  Mon esprit menace de se séparer de mon corps alors que les numéros flottent à la dérive.  Je m'accroche à leur réalité comme un sauveteur dans une mer agitée.  On arrive à vingt, elle s'arrête, et, une fois encore, elle écrase ses seins contre mon dos enflammé.  Les marques de flagellation forment un réseau complexe de douleur là où sa peau glacée touche la mienne.

 "Quel délicieux abandon", elle ronronne, sa voix rauque de désir.  "Encore un coup de mon fouet et je m'occupe de ça" dit-elle en posant sa main sur mon sexe.  Je gémis à cette promesse.  Elle doit me prendre ou je mourrai.  Il faut qu'elle me prenne maintenant.

 "S’il te plaît," Je la supplie.

 "S’il te plaît quoi?"  Me demande-t-elle avec une fausse innocence.

 "Baise-moi", "Je la supplie sans vergogne. Peu importe si elle connaît me petits secrets. "Maintenant" ajouté-je, me fichant bien d'être impudente.

 Elle rit à ma faible tentative d'autorité. 

"Alors cette jeune fille veut être baisée, hein?" raille-t-elle.  "Et apparemment elle ne peut pas attendre le dernier coup. Eh bien, tu devras pourtant, n'est ce pas jeune fille?"

 Elle recule. L'air libéré caresse mes blessures et me fait grimacer un bref instant. Crack!  Le coup final arrive avant que j'ai le temps de respirer.  Il scelle ma soumission.  Je suis toute à elle et il en sera toujours ainsi.  Je le sais.  Et elle le sait aussi.

                                                     *****************

 Xena fouillait dans la sacoche de Gabrielle à la recherche d'un parchemin vierge.  Elle voulait être vite de retour mais elle avait besoin de laisser un message pour rassurer la barde et la prévenir qu'elle serait revenue à la tombée de la nuit et qu'elle ne s'inquiète pas.  Elle ne trouva rien et balaya du regard un court parchemin qui n'avait certainement  pas besoin d'être gardé pour la postérité.  Elle parcourut l'écriture familière et comprit qu'il s'agissait clairement d'une histoire érotique écrite par Gabrielle.

 "Je fais face à l'arbre et attends ses ordres. J'entends bruisser et crisser derrière moi, mais je n'ose regarder. Ma main agrippe l'arbre. Un feu brûle entre mes jambes et se répande en haut de mes cuisses et trempe tout sur son passage. Enfin, elle est derrière moi et son corps touche le mien, m'écrasant contre l'arbre. Elle..."

 Xena fut aussitôt happée par l'histoire et sentit un tiraillement de culpabilité à l'idée de regarder une partie de la barde qu'elle ne soupçonnait pas.  Elle finit de lire l'histoire aussi vite que possible et remit le rouleau dans la sacoche de Gabrielle. Les personnages de l'histoire étaient clairement identifiables bien que la barde avait choisi de ne nommer personne dans son texte.  Son bas-ventre la picotait à l'idée de ce que l'imagination de Gabrielle avait pu créer.  Elle quitta la pièce et décida d'avoir une conversation avec son amie plus tard.  Mais d'abord faire les choses dans l'ordre.  Elle avait quelques courses à faire.

 Deuxième partie - Xena assume.

 J'ai erré dans la taverne après avoir fait un arrêt discret à la tannerie.  Elle était assise à une table et attendait patiemment que je la rejoigne.

 Comme j'approchais, son visage s'illumina d'un sourire éclatant et pour la première fois je me rendis compte que son désir correspondait au mien. Tout comme une fleur sauvage, elle s'était épanouie devant moi et je ne l'avais pas remarqué avant de lire son parchemin.  Je fus prise d'un sentiment de culpabilité à lire des choses qu'elle avait choisi de ne pas partager.  Mais je me sentis tout aussi triste à l'idée qu'elle me voit si inaccessible pour ne pouvoir partager un bout de parchemin.  À son insu, je pris la décision que cette nuit serait celle où ses plus intimes secrets deviendraient miens.  Ma tentative de séduction commença.

"Xena!"  s'écria-t-elle, extatique, comme toujours quand elle me voyait.  Pourquoi interprétais-je si mal son exubérance avant? J'avais toujours attribué ça à l'enthousiasme de sa jeunesse.  Mais maintenant ...  J'avais l'impression d'être un espion détenant des informations secrètes.

 La serveuse posa une assiette de nourriture devant moi et je portai ostensiblement la fourchette à ma bouche.  Gabrielle avait déjà piqué dedans mais je gardais les yeux sur elle, surprise de la voir sous un jour nouveau, celui qui avait transformé une innocente et naïve paysanne en belle et délectable beauté.  Je commençais à manger l'air de rien.

 "Quoi?"  Me demanda-t-elle entre deux bouchées d'un délicieux repas.

 "Qu'est-ce que tu veux dire par "quoi"?"  lui rétorquais-je, peu encline à divulguer mes projets, et garder son esprit tourmenté par plusieurs possibilités.

 "Pourquoi tu me regardes comme ça?"  demanda-t-elle en gardant sa main devant sa bouche.  C'était une question tout à fait normale.  Jamais auparavant je ne l'avais regardée comme ça, mais je voulais l'amener à voir la séductrice derrière la sombre femme.

 "Non, désolée, je ne voulais pas te regarder comme ça. C'est juste que..."  laissais-je traîner ma voix pour qu'elle remplisse les blancs.

"As-tu terminé l'histoire sur laquelle tu travaillais?"  lui demandais-je, m'attendant à ce qu'elle rougisse.  Ce qu'elle fit.  Une belle teinte rose.

 "Eh bien, je... ooui, j'ai fini... en fait, je n'ai pas tout à fait terminé, je vais avoir besoin d'un peu plus de parchemin…"

 Tout à coup, la serveuse arriva à notre table et sauva Gabrielle de son embarras.  Elle me sourit, penaude, puis détourna rapidement le regard, soulagée par cette interruption.

 "Désirez-vous une autre bière?"  demanda la serveuse qui venait inconsciemment de sauver la barde.  J'ignorai la serveuse et gardai mes yeux fermement verrouillés sur les joues rouges de Gabrielle.

 "Xena, en veux-tu encore?"  Me demanda Gabrielle.

 "Oui, j'en veux… encore" lui répondis-je avec une voix basse et enjôleuse, si bien que la barde se tortilla en regardant partout autour d'elle, sauf vers moi.  Ses yeux se fixèrent finalement sur son assiette presque vide.

 "Et toi, Gabrielle?"  lui demandais-je presque innocemment, prononçant son prénom comme le ferait une amante, espérant qu'elle avait compris le double sens.

 "Bien sûr, Xena", elle leva les yeux vers moi un instant et hocha la tête avec sans doute plus de vigueur qu'elle ne l'avait prévu.  Ses oreilles brûlèrent d'un rouge vif comme elle rosissait de nouveau, mais elle n'était toujours pas capable de me retourner mon regard perçant.  Mystérieusement, le fond de sa tasse captura son attention.

 La serveuse repartit chercher notre deuxième tournée de bière.

 "Alors, vas-tu partager ton histoire avec moi lorsque tu l'auras terminée?" 

J'étais déterminée à poursuivre mon aventureuse ligne de conduite.  Elle leva brusquement les yeux de sa tasse et parut soudainement effrayée.

 "Bien sûr, si tu veux", répondit-elle avec sérieux. Elle m'interrogeait du regard et je suis sûre qu' à cet instant précis, elle se demandait si j'avais déjà lu son précieux parchemin. Nos yeux se fixèrent pendant une éternité et je sus alors que je la désirais, et si j'avais osé, la table ronde aurait été plus que suffisante.  Ca n'aurait pas été la première fois que j'aurais pris une femme sur une table de taverne, mais je n'avais pas envie de prendre ma Gabrielle comme ça, pas pour notre première fois.  Ses mots dans son parchemin tourbillonnaient dans ma tête et je me demandais s'ils avaient le même effet sur elle.

 Ma culotte s'imprégnait de l'humidité qui s'écoulait entre mes jambes en me remémorant les "prisonniers" volontaires qui suivaient mon armée.  Des hommes et des femmes qui auraient fait n'importe quoi pour se rapprocher de la princesse guerrière et rien n'aurait pu m'arrêter pour satisfaire cette soif de plaisirs qui me submergeait souvent.  Jusqu'à la lecture du parchemin de Gabrielle, je n'avais jamais imaginé que la barde aurait accepté de céder à mes désirs les plus sombres.  Je pensais avoir laissé tout cela derrière moi en abandonnant mon statut de seigneur de guerre, mais je n'en étais plus si sûre à présent. 

Le parchemin de Gabrielle avait réveillé mes mystérieux appétits charnels dans un torrent libéré par mon passé.  Jusqu'à maintenant, je n'avais osé espérer qu'elle me désirerait avec autant de passion.  Et la tentation de  corrompre son âme si douce me submergeait avec force.  Je l'attendai donc et mon extrême patience paya. Le temps s'arrêta alors que nous étions assises là à nous fixer droit dans les yeux, même si aucune de nous ne savait vraiment à quoi l'autre pensait.
 Brusquement, le charme se rompit lorsque la serveuse réapparut avec nos verres.

 "Xena, où allons-nous demain?"  demanda Gabrielle, changeant commodément de sujet.  Elle n'avait aucune idée du projet complexe que je lui avait préparé.

 "Je ne pense pas que tu auras envie d'aller où que ce soit" répondis-je, énigmatique, la laissant réfléchir à l'implication de mes paroles.

 "Pourquoi ça, Xena?" elle s'agitait sur sa chaise.

 "C'est une surprise, lui répondis-je d'un air vague.

 Le désir débordant dans mes yeux figea son sourire enfantin.  J'avais des années d'expérience dans la maîtrise de l'art d'exprimer mes intentions.  Elle avala difficilement et rougit davantage.  Après l'avoir fixée quelques secondes, je détournai délibérément la tête pour regarder la foule autour de nous.  Je voulais qu'elle soit prête. Je voulais qu'elle attende que je sois prête à m'occuper d'elle.  Je m'enfonçai dans ma chaise et posai ma jambe sur la table, lui donnant une vue dégagée de ma cuisse.  Je l'entendis tousser, puis, d'un coup, elle s'envoya une bonne gorgée de bière.  Je regardai nonchalamment dans sa direction et ne pus m'empêcher de sourire en la voyant se débattre intérieurement pour ne pas sauter sur la table et se jeter sur ma jambe musclée.

 "Est-ce que ça va?"  lui demandai-je, certaine qu'elle aurait espéré que je ne dise rien.

 "Oui, très bien... juste quelque chose… qui s'est coincé... dans ma gorge, c'est tout"

 "Bois une autre gorgée" lui proposai-je. 

Elle avala le reste de son deuxième verre et force fut de constater qu'elle buvait plus vite que d'habitude.  Je pris moi même une autre gorgée savourant l'effet que je lui faisais.  Nous restâmes assises comme ça une autre moitié de chandelle et j'aurais parié que c'était une pure torture pour elle car nous savions toutes les deux qu'elle n'attendait que moi.  Et moi?  J'avais tout le temps.  La nuit venait à peine de commencer et je voulais qu'elle ne s'arrête jamais.

 "Allons-y" dis-je, avalant ce qui restait dans mon verre et l'emmenant au plus profond de la nuit de son innocence perdue.

 Nous entrâmes dans la chambre, nerveuses.  Elle choisit de vaincre sa nervosité de son éternel bavardage et moi de mon silence stoïque.  Je m'assis sur le lit et retirai mes bottes, lui jetant un œil discret quand elle enfila sa tunique de nuit.  Ses mains tremblantes trahissaient son babillage. Je souris en moi-même, soucieuse de m'occuper d'elle, mais sans me précipiter.  Elle attrapa une brosse et commença son rituel de démêlage de cheveux.

 "Attends, laisse-moi te le faire" lui proposai-je d'une voix sirupeuse qui laissait présager des intentions plus précises.  Elle cessa tout mouvement et arrêta son bavardage décousu au milieu d'une phrase.  Elle hésita un instant puis se tourna vers moi, les yeux interrogateurs.  Dans le passé, nous nous étions brossé les cheveux de nombreuses fois, mais cette nuit, elle savait que je lui offrais bien plus et elle accepta gracieusement mon invitation.  Elle me fit un sourire tendu et s'assit en face de moi sur le lit, le dos raide et droit pendant que je brossais les nœuds de sa luxuriante chevelure.

 "Tes cheveux sont très longs", murmurais-je pour la détendre et la faire jouir de toutes mes attentions.

 "Uh huh", répondit-elle succinctement, son babillage vaincu par mon audacieux appât.

 "Et ils sont si doux," ajoutai-je en baissant la voix. Je remarquai un frisson presque imperceptible.

 "Xena", dit-elle finalement, après une longue pause.  "Si je ne te connaissais pas mieux, je dirais que tu..."  Elle s'arrêta à mi-phrase, mais je savais exactement ce qu'elle était sur le point de dire.

 "Que je flirte avec toi?" 

 "Oui, exactement," ricana-t-elle de façon enfantine.  Ses épaules se raidirent et je me retins de la prendre là tout de suite.  Je savais qu'elle était comme de l'argile dans mes mains, attendant d'être sculptée en la déesse pittoresque que je voulais qu'elle fût.  Ma respiration s'accéléra légèrement en commençant mon courageux aveu.

 "J'ai lu ton parchemin" avouais-je, mon souffle chaud à son oreille.  Elle allait se tourner mais mes mains se déplacèrent plus vite qu'elle pour attraper ses poignets et les tenir dans son dos.  Ses seins se dressèrent alors que je continuais: "Je sais ce que tu veux et tu peux l'avoir. Tout."  Elle gémit à mes paroles, sachant que je disais la vérité, mais ses lèvres mentirent.

 "Non Xena" dit-elle, sans vraiment tenter de se dégager. J'étais fus un peu déçue.  Mon sang brûlait dans mes veines comme de la lave et je voulais qu'elle lutte, je voulais sentir la force qu'elle cachait en elle.

 "Non quoi?" lui demandais-je. Je voulais l'entendre dire les mots qu'elle ne savait pas dire. Je transférais ses deux petits poignets dans une seule main, laissant l'autre explorer librement ses seins appétissants.  Elle poussa un soupir quand ma main se glissa sous sa tunique. Je caressai la chair douce et son corps tout entier répondit.  Sa peau était douce comme la soie contre mes mains calleuses et je massais sa poitrine avec impatience.  Et soudain, je pris son téton dressé et l'écrasai entre mes doigts.  Elle gémit fort sans essayer de se débattre.  Elle appuya sa tête contre mon armure et je fus tentée une seconde d'écraser sa bouche humide contre la mienne, mais elle n'avait pas encore gagné ce privilège.

 "Je te repose la question, Gabrielle, qu'est-ce que tu ne veux pas que je fasse?"

 "Je...euh...."

 "Hmm, la barde a perdu sa langue, hein? Eh bien, tu en auras besoin plus tard, crois-moi", je souris à ma plaisanterie. 
Mon esprit vagabondait en imaginant sa bouche me donner du plaisir et son corps d'esclave bouger sous le mien. Je laissai ma main se promener tranquillement sous sa fine tunique, sur son ventre musclé, pour finalement atteindre son sexe que je sentais trempé sous sa culotte. Je le massai et elle se contorsionna sous mes doigts en haletant.

 "Qu'est-ce que tu ne veux pas que je fasse?"  lui redemandais-je, cherchant toujours à obtenir une réponse.

 "Non! Enfin oui, Xena, je veux dire, s’il te plaît, ne... t'arrête pas."  Ce que je fis d'ailleurs pas.  Mes doigts continuaient leur doux massage contre son cœur sensible. A travers le tissu trempé, je sentais ses lèvres, gonflées et humides. Je mourais d'envie de plonger mes doigts en elle, mais je devais me retenir. Quand le moment sera venu… me dis-je. Et je lui ferai alors l'amour au-delà de nos rêves les plus fous.

 Je pensai soudain à tous ces esclaves volontaires que j'avais quand j'étais chef de guerre, dont beaucoup d'entre eux n'attiraient pas mon attention et se trouvaient refoulés par mes gardes.  Mais avec Gabrielle, c'était différent. Je ne m'étais jamais donnée si inconditionnellement à l'autre -même si je ne l'aurais jamais admis à cet instant-là.  Cet instant où je savais qu'elle allait se soumettre. Mon corps se mit à trembler comme à l'époque où j'étais encore une jeune fille et que Cortese envahit mon village.  Elle semblait si pure, même si je savais qu'elle avait consommé son mariage avec Perdicus, mais cela rendait son offrande d'autant plus précieuse. Je savais qu'elle voulait goûter le plaisir de mon fouet, et un incroyable sentiment de Pouvoir m'inonda.

 J'écartai la barrière de sa culotte et récupérai de ce doux nectar pour le porter à mes lèvres.  Une liqueur divine que rien ne pouvait concurrencer. J'étais comme un volcan sur le point d'exploser; elle était celle qui avait rallumé le feu éteint depuis si longtemps. Je ne pouvais me retenir plus longtemps. J'arrachais sa culotte et jetais Gabrielle face vers le lit.  Elle gémit avec délice devant tant de force.  Le reste de sa culotte pendouillait dans ma main et j'enfouis mon visage dedans, inhalant l'arôme parfumé. Je ne pouvais imaginer que les fleurs des champs Elysées sentent meilleur.

 Ses fesses attirèrent mon attention et je ne pus résister à leur invitation. Je posai tout le poids de mon corps sur sa petite stature et elle arqua son dos contre moi.  Mon armure s'enfonça dans ses omoplates, laissant une empreinte de mon bonnet de fer en forme de spirale sur sa peau.  Elle s'en apercevra le lendemain, mais pour le moment je m'en fichais, et elle aussi.

 "Gabrielle" murmurais-je d'une voix rauque qu'elle ne me connaissait pas. 

"Dois-je croire ce que tu as écrit, que tu aimerais sentir les lanières de mon fouet?"  Et ce disant, j'atteignis son entrejambe à la recherche de sa fente cachée.  Elle gémit dans l'oreiller, le souffle irrégulier.  Les mèches de ses cheveux s'entremêlaient avec la sueur de son front. 

Elle grogna mon nom, "Xena!"  et ses jambes ouvertes m'encouragèrent à pénétrer la plus délicieuse des grottes.

 "Dois-je comprendre que c'est un oui?"

 "Oui!" s'exclama-t-elle avec force, et je lui répondis en plongeant deux doigts dans le déluge soyeux de sa féminité retrouvée.  Ses hanches buttaient contre ma main et ma paume frottait régulièrement son sexe gonflé. Je la laissais venir contre moi tel un étalon sauvage devant être guidé et apprivoisé. Et je voulais lui montrer le chemin comme aucun homme ou femme n'aurait pu le faire. Je poussais contre ses fesses pour suivre son rythme. Je voulais rouler sur la même vague qu'elle. Finalement, elle cria mon nom puis devint toute molle sous moi, prenant de grandes goulées d'air.  Doucement, je retirais mes doigts de son sexe étroit et tournais son visage vers moi. 

L'amour que je vis dans ses yeux transperça mon âme et un nouvel élan de désir m'enveloppa. Je pris sa bouche et la dévorai pour la faire mienne.
 Mes mains se déplacèrent fébrilement pour déchirer sa tunique et elle essaya de retirer mon armure. Mais ce n'était pas ce que je voulais. Je la voulais nue devant moi, comme chacun de mes esclaves l'était dès le début.  J'attrapai ses poignets et aussitôt baissai son visage vers le bas. Avec un bout de corde caché dans mes cuirs, j'attachais une main puis l'autre, aux montants du lit. Quand elle tenta de se tourner pour me regarder et se débattre, mon désir atteignit son paroxysme car je savais qu'elle serait vraiment mienne durant la longue nuit qui nous attendait.  Elle gémit de plaisir et je souris à ses faibles tentatives de libération.

 "Tu te débats de façon exquise" lui murmurais-je à quelques millimètres de son oreille.  "Sais-tu combien ça me plaît de te voir résister? Ça m'excite. Mais si tu le souhaites, je peux te détacher."

 Je pris une profonde inspiration tout en observant le sombre chemin que j'avais déjà tant de fois parcouru.  Un feu enivrant me submergea en m'imaginant prendre Gabrielle pour la première fois.  Je fus ravie de la voir secouer vigoureusement la tête à cette proposition.  Je savais même que c'était alors la dernière chose qu'elle voulait que je fasse.

 "Non!"  elle cria presque d'une voix tremblante de peur, la peur que j'arrête. Elle tourna la tête dans un effort désespéré pour atteindre mes lèvres mais je la repoussais pour l'exciter davantage. Je  récupérai une autre corde et lui attachai solidement les pieds au bout du lit. Je remarquai l'abondant liquide s'écoulant de ses trésors cachés et plongeai vers le nectar céleste pour le lécher tout le long de l'arrière de sa cuisse.  Elle serra les fesses en essayant vainement d'aller à la rencontre de ma main, mais les liens tenaient bien et elle ne pouvait se jeter sur moi.

 Je me relevais pour m'allonger lourdement sur tout son corps.
 "Veux-tu savoir ce que sent ma culotte là tout de suite?" lui demandais-je en frottant ma culotte trempée contre ses fesses.

 "S’il te plaît, tu vas..." Elle gémissait, ses muscles se bandant et se décontractant sous moi, ses hanches oscillant toutes seules. Elle tentait désespérément de soulager son désir.

 "Vais-je, quoi?" j'attendais une phrase complète de sa part.

 "S’il te plaît, Xena"

 "Si tu veux me faire plaisir, Gabrielle, il va falloir faire mieux" je savourais ses problèmes d'élocution, un talent qui généralement lui venait tout naturellement.  Elle continuait de se tortiller sur le matelas, tentant en vain de m'inciter à la laisser aller. Je mis tout mon poids sur mes coudes mais lui laissais sentir mon armure en métal écraser son corps.  Elle prit son courage à deux mains pour trouver ces mots qu'elle voulait tant prononcer.

 "Vas-tu utiliser ton ...." dit-elle enfin, toujours incapable d'utiliser les mots décrivant ses attentes.  Mais peu importait car que je savais que d'ici la fin de la nuit, j'obtiendrais un babillage cohérent.  En cet instant pourtant, elle ne savait absolument pas que si elle prononçait ces fameuses paroles, elle n'aurait pas ce qu'elle désirait le plus.  Sa naïveté n'avait pas de prix.

 "Mon quoi?" demandais-je à nouveau patiemment.

 Un long moment passa et je pouvais imaginer la guerre qu'elle se livrait contre la honte de son désir primal. Mais j'étais patiente. Je n'avais nulle part où aller et elle non plus.  Enfin, elle parla.

 "Ton fouet", dit-elle d'une petite voix qui s'avouait vaincue.

 Je souris derrière elle, fière de son courageux aveu.
 "Bien sûr, ma barde, mais puisque c'est ta première fois, nous commencerons par dix" . 

Je savais qu'elle ne pourrait supporter beaucoup plus malgré les vingt coups décrits dans son ambitieux rouleau.

 "Oui, Ma princesse guerrière."

 Un souffle venu tout droit de l'enfer s'écoula brusquement dans mes veines quand elle évoqua mon titre et sur un ton des plus respectueux. Je fis un effort incroyable pour me contrôler. Je voulais qu'elle goûte d'abord mon fouet.
 Je m'arrachais à elle, en dépit de ses gémissements de protestation, et retirais ma culotte. Je la balançais légèrement au-dessus de sa tête pour qu'elle saisir l'arôme parfumé de mon désir.  Je la vis se tortiller d'excitation. Elle allait très certainement y passer si je ne la soulageais pas bientôt. Je baissais ma culotte afin qu'elle couvre partiellement son visage, et récupérais mon fouet et mon phallus dans ma sacoche.

 Je tâtai le fouet de taille moyenne et l'odeur ainsi que la texture ravivèrent tant de souvenirs que je dus m'obliger à me calmer pour la tâche que j'avais à accomplir. Elle m'attendait, si obéissante face à sa proposition.

 "Compte pour moi" lui ordonnais-je.  "Si tu arrêtes, j'arrête aussi."
 J'avais repris l'expression qu'elle avait utilisée dans son fantasme; cependant, à la différence des "Xena" dans son rouleau, j'avais la ferme intention d'arrêter net si je ne l'entendais pas m'inviter à poursuivre.

 "Est-ce que tu comprends?"

 "Oui, Ma princesse guerrière."

 Le premier coup atterrit brutalement sur son dos, ce qui la fit gémir et sursauter. C'était un coup de force moyenne, juste pour attirer son attention plutôt que d'infliger une douleur. Je n'avais nullement l'intention de la faire saigner. Néanmoins, une strie apparut sur sa fine peau et j'attendis patiemment qu'elle commence à compter.

 "Un!" s'exclama-t-elle, déjà essoufflée par ce premier coup. Je souris à tant d'obéissance. J'étais pressée de continuer mais ne tenais pas à la pousser au-delà de ses limites. Le deuxième coup forma une croix avec le premier coup, mon dessin préféré avec un fouet, et j'admirai mon œuvre. Je me rendais bien compte que je manquais d'entraînement, mais mes bras se rappelaient comme si c'était hier, et le tracé d'un "X" parfait apparut sur toute la largeur de son dos.

 "Deux!"

Je m'arrêtais un moment pour la laisser reprendre son souffle.

Nonchalamment, je traçais mes marques tout en m'imprégnant de la chaleur qui émanait d'elle. Elle respirait de façon saccadée; elle tenta de se redresser pour répondre au contact de ma main. Je la posai sur son dos en feu pour l'apaiser pour ensuite la loger entre ses cuisses.  Un flot de liquide vint à ma rencontre et je glissai un doigt en elle pour soulager son désir encore inassouvi.

 "Trois!" compta-t-elle tandis que je dessinais mes motifs sur son dos. Quatre, cinq, six, sept et huit coups de fouet la frappèrent. J'attendis un peu afin de la laisser reprendre son souffle.  Elle gémissait sans relâche dans l'oreiller; je savais qu'elle attendait désespérément que je la touche. J'en profitai pour retirer mon armure et mes cuirs. L'effort me donnait chaud et rendait mes cuirs insupportables; et je voulais sentir sa peau brûlante et rouge se fondre contre la mienne.

 Finalement, je me tint debout, nue, derrière elle. J'attrapai mon phallus et attachai le harnais, je m'étais arrangée avec le tanneur en début d'après-midi.  Je n'avais pas utilisé ce genre d'objet depuis un bon moment mais mon corps se rappela instantanément combien cela pouvait être bon. J'ajustai soigneusement le harnais et mis le phallus en place.  Mes mains tremblaient nerveusement comme si cela faisait vraiment longtemps que je ne les avaient utilisées pour ce genre de plaisirs sexuels. Je pris une profonde inspiration et me remis derrière Gabrielle, soucieuse de prendre ce que je savais être déjà à moi. Mais d'abord, les derniers coups de fouet tant attendus.

 "Gabrielle, es-tu prête pour les deux derniers?"  C'était une question qui ne nécessitait aucune réponse.

 "Xena! S’il te plaît baise-moi!"  Laissa-t-elle échapper, le souffle court. Ses mots crus me firent sourire; ma petite barde si éloquente d'habitude avait à présent recours aux mots les plus triviaux. Je me demandais si elle avait déjà jeté un œil à l'agréable surprise que je lui réservais.

 "Oui, ma barde, mais d'abord, tu dois compter. Es-tu prête?"

 "Oui, Ma princesse guerrière", dit-elle, et j'étais ravie de constater que, malgré son état d'intense frénésie, elle trouvât encore le moyen de m'appeler par mon titre.  Mon bras frappa plus fort que tous les précédents coups.

 "Neuf!" 

Je croisais les lanières de mon fouet sur toute la largeur de son dos pour terminer mon œuvre picturale. 

"Dix!"  Hurla-t-elle avant de s'écrouler sur le matelas.  En un éclair, je laissai tomber le fouet et m'allongeai sur son dos.  Mes seins s'écrasèrent contre elle et j'absorbai la chaleur de son corps. Mon phallus poussa contre elle; j'étais moi-même prête à plonger dans son sexe en ébullition.

 "Ma petite barde, es-tu prête pour moi maintenant?"

 "Oui! Xena, baise-moi s’il te plaît, s’il te plaît, je n'en peux plus, s’il te plaît, tu me rends folle...."  Ses divagations étaient une douce musique à mes oreilles; ça m'excitait au-delà de tout d'entendre ma bien-aimée barde babiller de la sorte.  Elle n'était pas la première à qui ça faisait ça.

 Je dénouai les cordes qui retenaient ses mains et ses pieds et la retournai vers moi en toute hâte.  Je n'en pouvais plus d'attendre ma récompense. J'étouffais aussitôt sa bouche de la mienne et nous grognâmes comme des animaux quand ses mains remontèrent le long de mes muscles puissants.  Elle était complètement folle et gémit mon nom encore et encore, me suppliant de m'occuper d'elle. Je pouvais à peine guider mon phallus dans son sexe impatient. Puis, en un mouvement rapide, je m'enfonçais en et elle cria.  Je poussais fort et nous prîmes le rythme de nos lointains ancêtres avant nous. Le mouvement régulier me conduisit au plus près de l'orgasme alors que le harnais qui retenait le phallus frottait contre moi.

 "Oui, baise-moi, Gabrielle" Criai-je, au bord du délire avec ses gémissements incessants. Notre mouvement se fit plus stable, pour atteindre un rythme qui allait, nous le savions, nous submerger.  Bientôt, nous fûmes toutes les deux au bord du précipice avant d'être emportées ensemble dans l'abime.

 Nous restâmes silencieuses un long moment pendant lequel que je la tins fort contre ma poitrine.  Son visage entre mes seins, elle écoutait les battements réguliers de mon cœur. J'écartais des cheveux collés sur son visage et passais ma main dans sa douce toison. Elle passa un bras autour de ma taille et posa l'autre sur mon épaule.  J'étais simplement heureuse de sentir son poids contre moi.

"Xena?"
"Hum?" murmurai-je.
 "Lorsque tu étais chef de guerre, est-ce que c'était aussi, euh .....?"
 "Quoi?"
 "est-ce que c'était aussi bon?"
 "Jamais! Gabrielle, jamais!"
 "Eh bien dans ce cas, rappelle-moi de laisser traîner plus souvent mes rouleaux..."

 FIN



 

Commentaires  

 
#3 laxenitedeouff 2010-09-15 16:04 j'ador c'est trop bien et sa donne des idée lol. Citer
 
 
#2 geraldine 2010-06-15 16:27 que tu bonheur!!!!!!!
toujours autant plaisir a lire par ici…
déjà fini dommage.
vivement la prochaine
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#1 helene 2010-06-15 09:39 merçi toujours aussi bien Citer
 
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